
Ce dossier, sur le plus célèbre label de Kingston, se propose de mettre en lumière les rouages qui ont amené le label du génial producteur Sir Coxsone Downbeat à s’imposer comme le berceau de l’industrie du disque en Jamaïque.
Nous concentrerons donc sur la période pendant laquelle Studio One se revendiquera comme le paradigme artistique et commercial de la musique jamaïcaine. Cette prospérité économique et artistique s’échelonne sur quinze ans, entre la fin des années 1950 et le milieu des années 1970.
Quinze années pendant laquelle cette petite île caribéennes de deux millions d’habitants s’est vue transformée ; passant du joug de l’Angleterre à son indépendance.
Passant de la résignation à l’acceptation, puis enfin à l’expression de sa négritude. L’histoire de Studio One c’est avant tout l’histoire de la naissance d’un peuple, de ses plaies, de ses frustrations, de ses craintes, mais aussi et surtout de ses espoirs.