
L'ère du tout numérique a déjà débuté depuis plusieurs années maintenant, essentiellement avec la prise en compte de l'image photographique fixe ou animée, ou de l'image document.
Pour cela, il a fallu résoudre techniquement et économiquement les problèmes de compression / décompression liés au volume énorme que génère un document numérisé et disposer de mémoires de masse amovibles de capacité suffisante. Celles-ci sont désormais disponibles sous forme de mémoires optiques numériques ou non, elles-mêmes liées aux possibilités offertes par les lasers. Les mémoires optiques, telles que nous les concevons de nos jours, font toutes appel à un système électronique comme intermédiaire pour les lire.
Par ailleurs, l'immense majorité d'entre elles sont rotatives et nécessitent donc une mécanique plus ou moins compliquée pour introduire le paramètre temps lors de la lecture ou l'écriture. Les impératifs de fabrication, ainsi que l'expérience industrielle des disques dans le domaine du son, ont amené les concepteurs et les industriels à s'orienter massivement vers le disque qui offre la particularité d'être simple à fabriquer.
On a successivement développé quatre grandes catégories de disques :
- les vidéo-disques analogiques
- les disques compacts audio et ROM (Read Only Memory),
- les disques optiques numériques inscriptibles puis réinscriptibles.
Cette technologie numérique de sauvegarde est aujourd'hui disponible dans le milieu dit «grand public» grâce à la chute des prix des graveurs de CD et de DVD ayant eu pour effet de démocratiser ce système. Nous allons, dans une première partie, nous intéresser aux généralités concernant l'enregistrement numérique puis, dans une deuxième, nous allons analyser la lecture et la gravure d'un CD puis, finalement, voir différents types de disques opto-numériques.